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Comment lire son DPE : étiquettes, GES et recommandations

Pour lire son DPE, il faut comprendre deux étiquettes : l'étiquette énergie et l'étiquette climat. Concrètement, la première note la consommation d'énergie du logement de A à G, tandis que la seconde mesure ses émissions de gaz à effet de serre.

Couple consultant le plan de leur logement en cours de rénovation pour comprendre les recommandations de travaux de leur DPE

Ainsi, un logement peut être bien classé sur un critère et moins bien sur l’autre. En pratique, c’est la classe la plus défavorable qui détermine l’étiquette finale. Cet article vous aide à décrypter votre DPE, ligne par ligne.

Les deux étiquettes du DPE : énergie et climat

Le DPE repose sur deux indicateurs complémentaires. D’une part, l’étiquette énergie exprime la consommation en kilowattheures par mètre carré et par an. D’autre part, l’étiquette climat traduit les émissions de gaz à effet de serre. De fait, ces deux mesures sont liées, mais pas identiques : un chauffage électrique et un chauffage au fioul n’ont pas le même impact climatique. Ainsi, lire les deux étiquettes donne une image complète du logement.

Comment lire l’étiquette énergie, de A à G

L’étiquette énergie classe le logement sur une échelle de A à G. En pratique, A correspond à un bien très économe, tandis que G désigne une passoire thermique. Le tableau ci-dessous résume les seuils indicatifs de consommation en énergie primaire.

ClasseConsommation (kWh/m²/an)Lecture
A≤ 70Très économe
B71 – 110Performant
C111 – 180Correct
D181 – 250Moyen
E251 – 330Énergivore
F331 – 420Passoire thermique
G> 420Très énergivore

Seuils indicatifs selon la réglementation en vigueur

L’étiquette climat (GES) : à quoi sert-elle ?

L’étiquette climat mesure l’empreinte carbone du logement. En effet, deux biens peuvent consommer autant d’énergie tout en émettant des quantités très différentes de gaz à effet de serre. Par ailleurs, depuis la réforme, la note finale du DPE tient compte de ce critère. Ainsi, un logement chauffé avec une énergie peu carbonée peut afficher une meilleure étiquette climat, à consommation comparable.

Concrètement, c’est cette double lecture qui explique certaines surprises. Par exemple, un logement chauffé à l’électricité peut afficher une étiquette climat correcte tout en consommant beaucoup d’énergie. À l’inverse, un chauffage au fioul performant peut pénaliser l’étiquette climat. Ainsi, pour bien lire un DPE, il faut toujours regarder les deux étiquettes ensemble, et non l’une sans l’autre.

Les recommandations de travaux du DPE

Au-delà des étiquettes, le DPE comporte des recommandations de travaux. Concrètement, il indique des pistes pour améliorer la performance du logement, comme l’isolation ou le changement de chauffage. Toutefois, ces recommandations restent générales. Pour un plan chiffré et hiérarchisé, un audit énergétique va beaucoup plus loin. Ainsi, le DPE pose le diagnostic, tandis que l’audit trace la feuille de route.

Et après ? Vérifiez la validité de votre DPE

Une fois votre DPE compris, un dernier réflexe s’impose : vérifier sa date. En effet, un DPE est valable dix ans, mais les diagnostics anciens suivent des règles particulières. Ainsi, un document dépassé doit être refait avant de vendre ou de louer. Pour tout savoir sur ce point, consultez notre page sur la validité du DPE.

Quelle est la meilleure classe DPE ?

La classe A est la plus performante, la classe G la plus énergivore. La note finale retient le critère le plus défavorable entre énergie et climat.

Que signifie l’étiquette GES sur un DPE ?

Elle indique les émissions de gaz à effet de serre du logement. Plus elle est proche de A, moins le bien est émetteur.

Pourquoi mon logement a-t-il deux notes différentes ?

Parce que le DPE mesure deux choses distinctes : la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre. La note finale retient la plus défavorable des deux.